les écrits

Explorer tous les lieux du dicible.
Dans tous les genres, sur tous les thèmes.
Sans autres contraintes que la richesse formelle, la force expressive, l’originalité de la pensée.

Critiques

« les écrits : « au carrefour des âmes »

Nouvelle maquette, nouveau papier, nouveau format, nouvelle équipe ! C’est un changement assez radical qu’entreprend la revue québécoise les écrits que nous recevions pour une soirée de lectures poétiques le 21 mars dernier à Ent’revues. Mais au-delà de cette peau neuve : souplesse du volume, lisibilité, clarté, épure, surimpression géométrique de couleur…, on reconnaît bien dans cette nouvelle livraison le désir profond qui anime la revue depuis les années cinquante et sa création par Jean-Louis Gagnon, d’entendre des voix neuves – quel que soit leur champ : la fiction, la poésie ou l’essai…
Une seule condition à la réunion ou à l’accueil des textes, qu’ils fassent entendre une voix. Parti pris de la variété, de la différence. Et ce n’est pas non plus totalement un hasard que ce soit du côté du Québec qu’une telle entreprise se poursuive depuis tant d’années. Aujourd’hui, sous l’impulsion de Danielle Fournier et de son équipe, elle s’attache à « conjuguer le familier et l’inhabituel », « s’ouvrir aux multiples pratiques et formes que prend la littérature », à la concevoir dans une relation permanente avec d’autres arts, d’autres langages, bref, « à s’ouvrir sur l’ailleurs, à l’autre ».

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Marie-Claude Pendleton
Le 154e numéro donc. Il pourrait s’apparenter à une palette ; on y progresse comme dans une gamme de couleurs. Il s’ouvre sur des rêves, ou plutôt sur la manière de les écrire, sur le poids qu’ils acquièrent et sur nos vies et sur ce que l’on écrit. Il s’y offre un repos inaugural, comme une respiration qui gonfle les poumons avant un effort. Évelyne de la Chenelière l’écrit d’emblée : « Pour te reposer de l’aspect du monde, il faut fermer les yeux. » Texte sur la mise en forme, les modifications profondes, souterraines, sur une dissolution qui menace, sur un emportement et du corps et de l’esprit. On s’extrait de quelque chose enfin : « Dans ta tête noire, une nuit blanche. »

Et puis, comme une parenthèse, inquiète, un peu pessimiste à vrai dire, on lit un bref essai, un morceau choisi d’un ensemble plus vaste à paraître, de Gérard cartier sur l’amenuisement des langues : « Le Perroquet Aztèque ». On y croise Sebald et des élèves bretons, Hildegarde de Bingen et le Capitaine François de Hadoque. Le constat n’est guère optimiste mais la langue dans laquelle il s’exprime possède quelque fantaisie et lyrisme qui le contredit un peu : « Et de l’extraordinaire Babel de notre monde, de ce foisonnement de voyelles, de tons, de coups de glotte, de soupirs, de claquements de langue, ne resteront qu’une poignée de langues universelles, toutes atrocement contaminées par un anglais que Keats et Shelley ne reconnaîtraient pas. » On ne sait si on se laissera emporter par la diatribe brillante, gagner par l’inquiétude tempétueuse de Cartier, par son angoisse à être condamné à « miauler en anglais », mais il est intéressant de voir que c’est dans une revue québécoise qui refuse l’angle obtus du français à tout prix qu’il publie ce texte fort animé et un peu univoque.
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Louise Marois
Place aux créations littéraires, aux extraits de récits ou de romans ou de poèmes à venir. C’est une petite galaxie, hétérogène, atypique qui scintille dans ces écrits. On y perçoit des luminescences, des échos de voix comme des lumières alternatives. Patrick Lane, Laurence Nobécourt, Jean-Paul Goux pour les proses par exemple ; Marco Bélanger, Jacques Rancourt, Jean-Philippe Gagnon, Mireille Fargier-Caruso ou Franck Vilain pour les poèmes. Il ressort de ces lectures, faites en pointillé, une sorte d’inquiétude douce, de suspens. On y est à la lisière de quelque chose. Lors de la rencontre, Danielle Fournier affirmait son goût pour la publication, en revues, de textes assez longs, qui prennent le temps de faire entendre, offre un espace accueillant qui ne se limite pas à une ponctualité ou à une agrégation. Elle défendait une économie particulière de sa revue, une composition qui procure une durée, offre un tempo d’écriture.

Ce numéro accueille un groupement d’écrivains italiens particulièrement savoureux : Il Cartello. Ce sont ces écrivains qui ont lu leurs textes lors de cette soirée dans nos murs, y faisant sonner leurs accents délicieux au gré de textes fort différents les uns des autres. C’est animé, vivant, on y entendait cette humeur primesautière et sérieuse des italiens ? José Morel Cinq-Mars nous prévient : « Le Cartello avance à son rythme ; mieux vaut lui laisser la bride sur le cou et le suivre dans sa cavale. » Un « équipage » particulièrement enlevé. Ainsi, Andrea Inglese, Giacomo Sartori, Giuseppe Schillaci et Francesco Forlani donnent quatre textes, proses ou poèmes, pour composer, au cœur des écrits, une « Suite italienne » qui, à sa mesure, lutte contre un terrible « incendie », et ouvre des portes sur un avenir dans lequel les langues, les univers et les idées qu’elles portent ont encore un avenir.

Jean Royer écrit dans ce numéro que : « Toute bibliothèque se situe au carrefour des âmes. » N’en est-il pas de mêmes pour les langues ? Et d’autant pour les revues ? »
Hugo Pradelle, Ent’revues le journal des revues culturelles

les écrits : « au carrefour des âmes »

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Déchirures, et dentelles. Récits de naissance

Ce recueil se compose d’une trentaine de textes et photographies.
Son thème a été abordé dans un esprit de liberté, de créativité et de dialogue.
Ce projet a été réalisé par le biais d’un financement participatif de proximité.
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Magazine – collaboration créative

Pica magazine Nº 6, Langage

Propos

Je me serais vue une autre. Pareille ?
Ne suis-je pas au cœur même de ta volière, de ta propre lampée où chaque mouvement de ton corps me suggère un mot une lettre ?
N’es-tu pas celui qui oblige à ce que l’on s’attarde contre ses tempes lanugineuses où navigue tout l’or des contes, du sang ?
Que je puisse t’entendre, mais aussi te comprendre. À maudire notre langue, en serions-nous venus à nous contredire ?
Oh! tu as bien raison, j’oublie si souvent que l’existence n’est qu’un incessant aller-retour pareil au souffle, au flux sanguin, au poème perché.
Dans toute cette jungle permise où chacun débat, je m’inquiète jour après jour, me voir préférer le chant des oiseaux à celui de notre parole unie.
Et depuis, je me suis tue.
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Revue de création francophone

le pigeon – n°1, lendemain | collectif
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Livre-disque

Thomas Hellman chante Roland Giguère – Éditions de l’Hexagone

Critique

L’Académie Charles Cros décerne à Thomas Hellman et Louise Marois la mention «Coup de coeur» pour le livre-disque «Thomas Hellman chante Roland Giguère»
Le titre avait interpelé, le livre accroché le regard, avec sa couverture élégante et sobre que barre la signature du poète, avec les dessins (de Giguère), ses photos, le splendide travail de la graphiste Louise Marois – il faut aller dans les remerciements de Thomas Hellman pour en trouver le nom, un affectueux Louise « T-bone » Marois.
Avant d’écouter le disque qui y est joint, le regard déjà prédispose, suscite la curiosité, les dessins et sérigraphies convoquent le mystère, l’attente monte, les doigts passent du toucher du papier à celui de la petite galette sonore. Alors qu’Internet donne accès à la musique dans l’instant et immédiatement, d’un simple clic, l’objet physique qu’est le disque, avec sa pochette, le livret ou le livre qui y sont joints, devient objet de désir, avant que le regard n’accompagne au fil de l’écoute la découverte de la musique. Ici, 13 textes de Roland Giguère, tirés de Temps et lieux et de L’âge de parole, mis en musique et interprétés par Thomas Hellman, ou plutôt réinventés dans une rencontre fusionnelle entre l’univers du poète et celle du musicien. C’est un véritable « coup de cœur ». Le 9 juin, au Marché de la poésie, Danielle Fournier, directrice des Éditions de L’Hexagone, accompagnée par Louise Marois, sont venues recevoir le diplôme de Coup de cœur Charles Cros décerné à « Thomas Hellman chante Roland Giguère ».
Alain Fantapié
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Collection

Collection poésie, Éditions du Passage

Critiques

« Témoignant d’une démarche éditoriale hors de l’ordinaire, ces petits objets donnent à lire autant qu’à toucher. »
Thierry Bissonnette, Le Devoir
« Voilà un livre d’art – pour ne pas dire une plaquette – dénué de tout artifice, d’où la beauté surgit en noir et blanc, humblement. C’est bien cela, la manière noire, procédé de gravure par lequel la lumière naît de l’obscurité. Magnifique façon de lancer une collection de poésie. »
Raymond Cloutier, Porte ouverte, Radio-Canada
« Aux éditions du passage, une jeune maison d’édition qui soigne ses rejetons, trois recueils reliés à la main sont à l’honneur… Prière de ralentir et de déguster. Une belle leçon pour nous qui vivons trop vite et prenons si peu le temps de lire. »
Pascale Navarro, Elle Québec
« On m’a fait parvenir la collection poésie des éditions du passage, c’est des petits bouquins fabuleux. Leur présentation, leur graphisme. C’est à la fois très rough, pas fini, à la fois subtil et très joliment présenté. […] Ces objets sont formidables. Ouvrir une porte comme la poésie à quelqu’un, c’est un grand service à rendre, c’est un grand plaisir à faire et un plaisir à se faire à soi aussi. Un super cadeau. »
René Homier-Roy, C’est bien meilleur le matin, Radio-Canada
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Publication

Vues, gravures Louise Masson – poésies Daniel Danis – Éditions du Passage

Critiques

« Voilà un livre d’art émouvant, troublant. Avec la qualité du travail d’édition qui a vite fait la réputation des jeunes éditions du passage, le lecteur est convié à la rencontre d’une plasticienne et d’un poète, au mariage de deux arts et à l’analyse du cheminement qui a mené Louise Masson à la création des figures de Neuf-Vues… L’ensemble est d’une rare finesse et d’une grande délicatesse. »
Le Canada Français
« Un recueil assemblé avec doigté, alliant poésies et gravures. »
Voir.ca
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Publication

Edmund Alleyn, Indigo sur tout les tons, Gilles Lapointe, Ginette Michaud, Jocelyn Jean – Éditions du Passage

Critiques

« C’est tellement rare, des livres d’art québécois de cette qualité, que nous le plaçons très haut dans notre palmarès des beaux livres cette année. »
Jocelyne Lepage, La Presse
« Un livre monumental rend compte, un peu plus d’un an après sa mort, du foisonnement de l’œuvre du peintre. »
René Viau, Le Devoir
« Intitulé Edmund Alleyn : Indigo sur tous les tons, il est publié aux éditions du passage. Une véritable brique qui permet d’embrasser la carrière multiforme de l’artiste qui interpella tous les médias et tous les styles, autant l’art non-figuratif que le pop art ou l’hyperréalisme. Y sont colligés un nombre impressionnant de témoignages (une soixantaine) sur l’œuvre et sur l’artiste. Ils sont signés Leslie Reid, Laurier Lacroix, Marcel Saint-Pierre, Michel Butor, Florence de Mèredieu, Mona Hakim… Vous y trouverez aussi un DVD avec un fascinant film de Charles Chaboud sur L’Introscaphe (œuvre multimédia exposée, entre autres, en 1970 au Musée d’art moderne de la Ville de Paris) et une courte entrevue réalisée par sa fille Jennifer. »
Nicolas Mavrikakis, Voir Montréal
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Publication

Bourbon Street – New Orleans 1955, Georges S. Zimbel – Éditions du Passage

Critique

« La présentation graphique du livre, signée Louise Marois, est absolument superbe, comme presque tout ce qu’habille de son art raffiné cette graphiste. »
Jean-François Nadeau, Le Devoir
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Publication

Têtes de violon, photographies, Maude G. Jomphe textes, Sylvain Rivière – Éditions du Passage

Critique

« La parole est facile, coulante même, chez Rivière. Juste pour cela, ce livre réalisé avec soin par les éditions du passage mérite amplement que l’on y prête un œil, à défaut d’une oreille. En contrepoint, les clichés en noir et blanc de Jomphe viennent appuyer avec justesse cette célébration des gigues et des gens. »
Antoine Tanguay, Photo Sélection magazine
« Un magnifique ouvrage photographique de la Matanaise Maude G. Jomphe auquel le Madelinot d’adoption Sylvain Rivière a ajouté de doux mots. »
Andrée Deschênes, L’Écho de la Baie
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Publication

Alfred Pellan, Le grand atelier – Musée national des beaux-arts du Québec
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Publication

Francoeur, le rockeur sanctifié – de Charles messier – VLB éditeur
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Publication

De peine et de misère – Un livre de coupures et de poésie – Un lien tissé entre l’artiste Sophie Jodoin et l’auteure Louise Marois – Battat Contemporary

Opuscule

Petites chroniques des violences ordinaires, essai Marie-Claude Landry – Musée d’art de Joliette
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Publication

Richard Séguin – Les Éditions de la Roche Éclatée
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Publication

L’Usure des choses, œuvres des poètes et artistes Jacques Brault et François Hébert – sous la direction de Nathalie Watteyne
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Monographie

Provencher Roy + Associés Architectes
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Publications

Provencher Roy Architectes – Firme multidisciplinaire

Magazine – collaboration créative

Pica magazine Nº 2 , La transformation – Xième fois
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Magazine – collaboration créative

Pica magazine Nº 3 , Processus
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Catalogue

Rugby North América (maintenant – m0851) – Boutique de marque montréalaise d’accessoires et de vêtements de cuir
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Catalogue avec fourreau

Rugby North América (maintenant – m0851) – Boutique de marque montréalaise d’accessoires et de vêtements de cuir
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Publication

Voile – Photographie, Jacques Perron, poèmes Michael Delisle – Éditions Nicole Gingras
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Publication

Mario Côté : Tableau – Nicole Gingras, Musée d’art de Joliette
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Publication+CD

S:on, Le son dans l’art contemporain canadien – Dirigé par Nicole Gingras Éditions Artextes
CD – Éditions Nicole Gingras
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Collection

Collection lettres libres pamphlets – lux-éditeur
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Plaquette

Sur le Matelas, photographies et textes – studio T-bone
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Publication

Album, 1700 La Poste – Isabelle de Mévius
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Monographie

Louis-Pierre Bougie, essai de Michaël Lachance, préfacé par Georges Leroux – Les Éditions de Mévius
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Monographie

Michel Casavant, Textes de Paul Chamberland, Boris Chukhovich, Otto Ganz, Jean-Paul-Gilson, Pierre Ouellet, Michel Peterson, François Tétreau et Marc Vaillancourt – Les Éditions de Mévius

Catalogue

Violette Dionne, catalogue d’exposition – Les Éditions de Mévius
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